Ville médiévale de Monemvasia, Grèce.

5 jours inoubliables à Monemvasia, le « Gibraltar » de l’Est Méditerranéen

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Du haut de la route, la mer apparaît. Puis cette roche massive qui occupe une partie du paysage, dressée dans la mer et fragilement accrochée à la terre par un étroit pont de pierre. Nous venons d’arriver à Monemvasia, ville-presqu’île entre moyen-âge et Grèce contemporaine, surnommée le « Gibraltar » de l’Est de la Méditerranée – en référence à sa forme unique dans cette partie du Péloponnèse. 5 jours nous attendent ici et dans la région. Voici ce que nous avions prévu, et ce que nous y avons vécu.

Se rendre à Monemvasia, sur la côte Laconienne

En arrivant à Athènes, comme la majorité des voyageurs, la route est assez simple : prendre d’abord la direction de Corinthe tôt le matin, en planifiant un arrêt de quelques heures dans la micro-région. Vous pourrez y admirer le célèbre Canal de Corinthe et les sites antiques alentours.

Si vous ne prévoyez pas un séjour à mi-parcours dans la belle ville balnéaire de Nafplio, la route continue ensuite à travers l’Argolide vers Tripoli, puis Sparte, avant de bifurquer à l’entrée du Magne pour « descendre » vers Monemvasia.

Il aura fallu près de 4h de conduite (hors pauses et visites) pour rejoindre notre destination.

Visite de la ville médiévale, à flanc de roche

C’est de sa configuration géologique et urbaine que provient son surnom : le « Gibraltar de l’Est ». Durant des siècles, Monemvasia fût le théâtre de conquêtes et reconquêtes entre grecs, vénitiens et turcs / ottomans, de par la position stratégique qu’occupait autrefois la cité.

Immanquable dans le paysage, le rocher fortifié de Monemvasia abrite le quartier historique, le « Kastro », lui-même séparé en deux villes : la ville basse, magnifiquement restaurée et habitée, et la ville haute, en grande partie en ruines et où le visiteur essoufflé par le dénivelé positif peut admirer une superbe église byzantine, l’Agia Sofia.

La cité médiévale de Monemvasia et son dédale de ruelles à flanc de mer, Grèce.
La cité médiévale de Monemvasia et son dédale de ruelles à flanc de mer. © Maison Pozzo di Borgo
Eglise byzantine Agia Sofia, Monemvasia, Grèce.
Agia Sofia et sa vue imprenable sur la Méditerranée. © Maison Pozzo di Borgo

Pour accéder au quartier fortifié, vous devrez trouver une place soit au niveau de la digue qui lie le continent au rocher, soit aux abords de l’unique route remontant à flanc de mer jusqu’aux fortifications. La ville historique n’est en effet accessible qu’aux marcheurs. Attention, prévoir dans tous les cas une petite promenade (en montée) sous le soleil, mais avec une vue incroyable sur la baie.

Une fois dans le Kastro, un dédale de ruelles médiévales vous attend (comme au Mont Saint Michel ou à Rocamadour, toutes proportions gardées), dédale doublé d’une vue aérienne sur la mer bordant la cité. Nous en avons profité pour admirer l’architecture des habitations rénovées, visiter les monuments historiques et religieux, faire quelques achats dans les boutiques locales, et déguster du Malvasia (ou « Malvoisie »), le vin qui a donné son nom au cépage de la région et qui fût l’un des alcools favoris des seigneurs d’Europe au Moyen-Âge.

En prime, pour boire un jus de fruit frais ou un cocktail en fin de journée, la terrasse du Malvasia Café garantit un panorama époustouflant sur les fortifications et la mer. A condition d’éviter les jours de grand vent !

Dîner les pieds dans l’eau chez Scorpios

Face au Kastro, sur le continent, le « quartier » moderne de « Géfyra » ne se distingue pas des autres petites villes balnéaires du Péloponnèse. Son atout, néanmoins, est d’aligner quelques bonnes tables aux abords du petit port de pêche, offrant aux touristes une cuisine locale les pieds (presque) dans l’eau et, en prime, LA vue sur le rocher fortifié.

Restaurant Scorpios, Monemvasia, Grèce.
© Maison Pozzo di Borgo
Repas chez Scorpios avec vue sur le rocher de Monemvasia
Repas chez Scorpios avec vue sur le rocher de Monemvasia. © Maison Pozzo di Borgo

Parmi les restaurants de Géfyra, il y en a un en particulier qui a gagné nos faveurs : Scorpios. Il faut dire que la couleur de sa terrasse n’échappe à personne (un beau bleu azur accompagné du blanc typique des cartes postales grecques) et que sa position face à la digue et au Kastro attire spontanément le passant en quête de beaux souvenirs.

On sert ici des plats typiques de la région, beaucoup de produits de la mer, frais, à des prix habituellement bas. Le tout accompagné – évidemment – d’un vin de table sans prétention mais rafraîchissant.

Le soir, la terrasse s’étend sur le quai de béton, jusqu’au bord de l’eau. Là où le midi, brûlant, la fréquentation semblait un peu légère, au crépuscule, c’est l’afflux. Essayez d’arriver avant 20h ou réservez votre table en passant dans la journée. Sinon, vous attendrez certainement quelques dizaines de minutes qu’une table se libère.

Il faudra juste s’accommoder d’un service souvent erratique lorsque le restaurant se remplit…

Flâneries dans le port de Monemvasia (et rencontre avec une tortue de mer)

Il aura fallu attendre 3 ans pour en voir une : majestueuse, paisible, nageant à fleur d’eau avant de disparaître sous la coque des bateaux de pêche. C’est par un pur hasard que nous avons aperçu cette superbe tortue de mer.

Nous flânions sur les quais de Monemvasia lorsqu’une forme massive de la taille d’une table a attiré nos regards, à quelques mètres seulement dans l’eau. Rencontre surréaliste, fascinante, qui nous a scotchés pendant 5 bonnes minutes, entrapercevant l’animal marin (protégé dans cette région de nidification) par intermittences, avant qu’il ne disparaisse pour de bon dans les eaux du port.

Aucune garantie que vous puissiez en croiser une lors de votre venue dans le sud-est de la Laconie ; mais sachez que la région de Monemvasia à Elafonisos fait partie des zones surveillées par des associations de protection environnementale. Du port de Monemvasia aux dunes d’Elafonisos, en passant par les plages de Neapoli et Marathias, les tortues de mer viennent pondre leurs œufs au cœur de nos lieux de villégiature.

Nid de tortue de mer en Grèce
Un nid de tortue de mer sur une plage de Laconie. © Maison Pozzo di Borgo

Raison de plus pour les respecter du mieux possible, et s’émerveiller de la nature laconienne.

Et si vous ne voyez pas de tortue de mer, il reste toujours les quelques boutiques et activités nocturnes à découvrir dans le port. Le tour est rapide, mais vous trouverez de quoi satisfaire vos envies de gastronomie et de rafraîchissement.

Escapade à Neapoli et Pounda Beach

S’il y a une plage à faire dans la micro-région de Monemvasia, c’est bien celle-ci. Pounda Beach côtoie la plage de Pavlopetri (village submergé, accessible uniquement aux adeptes de plongée sous-marine) à une cinquantaine de minutes de route.

La promesse de Pounda Beach ? Une étendue de sable blanc immaculé qui s’enfonce dans l’eau cristalline avec une forme triangulaire… et en prime, les pieds dans l’eau, une vue d’Elafonisos à 300 mètres seulement.

Plage de Pounda Beach, Monemvasia, Grèce.
Le sable blanc de Pounda Beach, avec un aperçu d'Elafonisos, au loin. © Maison Pozzo di Borgo

Rien ne pourra perturber votre baignade : pas de paillotte, pas de transats, pas de musique, peu de monde ici. Vous pourrez profiter des courants plus puissants dans ce détroit, pour vous laisser emporter – si vous avez une bonne endurance – jusqu’à un îlot situé à quelques brasses de là, et où une piscine naturelle, refuge d’une population d’oursins, s’est formée dans la roche.

Seul point noir (ou presque) : le passage très régulier des bacs qui font la liaison du continent à Elafonisos. Mais il ne faut pas trop en demander !

Détour rafraîchissant par la Grotte de Kastania

Si l’on en croit la présentation qui nous en est faite, « Kastania Cave », du nom du superbe petit village en nid d’aigle qui la côtoie, est la deuxième plus grande grotte d’Europe dans son genre, découverte en 1920 par un agriculteur du village en quête d’eau fraîche. Cette cavité rocheuse se situe à environ 45 minutes au sud de Monemvasia, et à 20 minutes de Neapoli.

Quelle route ! Tant à l’aller qu’au retour, puisque nous n’empruntions pas les mêmes parcours ce jour-là, les paysages se font vertigineux, à flanc de montagne, dans de longues boucles qui donnent parfois l’impression de plonger dans la Méditerranée. Dans les derniers kilomètres, nous ne croisons qu’un troupeau de brebis ; la nature se fait sauvage. Tout irradie de chaleur et de lumière.

Nous arrivons enfin à la grotte de Kastania. Peu de monde sur place ; les visites guidées se font toutes les 30 à 45 minutes (attention, paiement en cash !), le temps pour nous de boire un verre et de découvrir quelques rares produits d’artisans locaux exposés dans une bibliothèque.

La visite se fait en grec et en anglais, durant 1h environ, après une descente de quelques dizaines de mètres par un escalier aménagé au milieu du maquis. Interdiction de filmer ou de prendre des photos : vous n’aurez donc que des images issues de leur site Internet.

La grotte de Kastania, Grèce.
La grotte de Kastania. © Kastania Cave

Là-dessous, un palais de stalactites et de stalagmites datant de plusieurs millions d’années nous attend. La température baisse à 20°C. Ce sont justement ces conditions d’humidité et de fraîcheur qui permettent à cette grotte spectaculaire de croître et de se préserver.

Au cours de cette promenade dans les entrailles de la Terre, nous observons de gigantesques colonnes de calcites, des formes minérales évocatrices tantôt d’animaux, tantôt de scènes oniriques, ou encore des cathédrales de roches aussi massives que fragiles. Mais je n’en raconte pas plus pour ne pas gâcher la surprise…

Immanquable dans la région.

Repas panoramique chez Epidilion, au coucher du soleil

Nous savions déjà à quoi nous attendre avant d’atteindre cette fameuse taverne : des lacets en série, sur une route à pic déconseillée aux conducteurs stressés. Car Epidilion est un restaurant unique dans la région. Non pas pour sa cuisine montagnarde – certes délicieuse – mais pour la vue depuis sa terrasse. Du village de Foutia, fréquenté essentiellement par les locaux, nous observons, muets d’admiration, l’intégralité de la baie de Monemvasia.

Connaissant déjà l’adresse, j’avais réservé LA table pour 5, offrant le panorama idéal entre mer et montagne. La famille qui tient le lieu concocte des plats simples, rustiques, essentiellement à base de légumes et de viande. Rien de bien original à l’exception des beignets de tomates. Mais tout y est excellent.

Terrasse avec panorama imprenable depuis le village de Foutia, Grèce.
Terrasse avec panorama imprenable depuis le village de Foutia. © Maison Pozzo di Borgo

Le bonus, c’est le fils de la patronne qui présente la carte et prends la commande… en Français, s’il-vous-plaît.

Bookez votre table dans l’après-midi, en demandant expressément la vue extérieure. Et surtout, venez pour 20h / 20h15, car c’est seulement à cette heure que vous pourrez pleinement savourer le coucher du soleil et le rougeoiement du paysage, jusqu’au crépuscule.

Road-trip d’une journée dans le Magne, de Gythio à Limeni

Le Magne. Ce nom, étrange sans savoir pourquoi, incarne toute l’aridité et la dureté sauvage de ses paysages. Il promet un road-trip mémorable à seulement 1h de Monemvasia, en s’échappant vers l’ouest. Le Magne. Une micro-région connue pour sa singularité et pour les petits bijoux qui la jalonnent.

On entre dans Le Magne (« Mani » en grec) par Gythio. Nous y arrivons vers 10h, histoire de profiter au maximum de cette journée. Et nous sommes immédiatement charmés par Gythio, la gardienne du Magne, avec sa palette de couleurs pastel et sa presqu’île surmontée d’un château et ombragée par une odorante pinède. Derrière la façade verticale de la cité balnéaire, au-dessus du port rempli de bateaux de pêche, les ruelles nous invitent à une promenade éblouissante… Mais surprenante. Si l’architecture est digne des clichés de la Grèce, nous constatons avec tristesse que les sublimes bâtisses sont entrecoupées de maisons à l’abandon, et dont les murs menaçent de s’effrondrer sur les voisines.

Gythio, Grèce.
Gythio, aperçue depuis la pinède de la presqu'île. © Maison Pozzo di Borgo
Le petit port de Gythio dans le Magne, Grèce.
Le port de Gythio fascine par sa palette de couleurs pastels. © Maison Pozzo di Borgo

Après 1h d’une balade riche pour les yeux, arrêt – merci TripAdvisor – chez Agnanti, en évitant les quelques rabatteurs très pressants du bord de mer. Dans ce restaurant, le patron prépare lui-même ses plats, à l’image du poulpe grillé, des incontournables tzatziki et beignets de courgettes. Un véritable délice, renforcé par l’accueil agréable des tenanciers. On se serre la main en partant, certains de laisser un excellent avis.

Il n’est que 14h30, et après quelques emplettes (du sel produit sur des tourelles du Magne et des acryliques un peu « clichés », il faut bien l’avouer) nous reprenons notre chemin pour nous enfoncer plus au sud-ouest, vers Areopoli. Attirés par un panneau indiquant un château abandonné, nous faisons un détour inutile pour constater qu’il ne reste plus grand-chose à voir par là… A part des araignées qui font hurler de peur celles qui nous accompagnent.

Mais lorsqu’on voyage, une erreur peut amener à une autre découverte.

En descendant, un peu échaudés par la perte de temps et la température qui ne cesse de grimper, nous avons la belle surprise de passer aux abords de Limeni.

Limeni mérite amplement qu’on la présente comme le joyau du Magne. L’histoire raconte que les plus grands artistes, poètes et écrivains britanniques s’y sont arrêtés pour une retraite inspirante, bercée par les eaux couleur de jade qui bordent cette crique parsemée de belles demeures en pierre. C’est tellement beau qu’on n’arrive pas à en détacher le regard, tandis que l’on sirote notre jus d’orange frais au-dessus des petits baigneurs.

Le port de Limeni dans le Magne, Grèce.
Les eaux cristallines de Limeni. © Maison Pozzo di Borgo

Il n’y a certes pas grand-chose à faire, à part le farniente. Et alors ? On pourrait comme le font les gens ici y rester des jours durant, hypnotisés par les nuances de bleu de la baie et par l’esthétique brute, minérale, des habitations. Pourtant il est temps de partir, en acceptant à regret de ne pas continuer jusqu’à Areopoli – qu’on nous promettait sublime, elle aussi.

Impossible néanmoins de rouler tout droit vers Monemvasia sans descendre jusqu’à la plage de Valtaki, à la sortie de Gythio. Dans un geste que l’on dirait artistique, le Dimitrios, un chalutier grec, s’est autrefois échoué là, sur un banc de sable, laissant sa carcasse rouiller sous le soleil… Et créant une scène photogénique, surréaliste, presque cinématographique. Bien sûr, on vient pour s’y baigner. Tous les regards et les objectifs se tournent néanmoins sur le bateau fantôme. A voir absolument.

Chalutier échoué, Grèce.
Scène photogénique que ce chalutier échoué ! © Maison Pozzo di Borgo

Au retour, interpellés par une nuée de ruches posées en bordure de route, nous avons laissé la curiosité prendre le dessus et nous sommes arrêtés. Un vieil apiculteur qui ne parlait pas un mot d’anglais ou de français a essayé, tant bien que mal, de nous expliquer les différents produits qu’il vendait sur place, à deux pas de sa maisonnette. Nous avons pu goûter quelques miels, mais également du pollen (première fois de notre vie), avant – évidemment – de lui prendre 2 pots de miel d’oranger, notre préféré. Rencontre brève mais authentique, avec le plaisir d’avoir pu acheter des produits directement au producteur.

Route jusqu’à Gerakas, le fjord de la Laconie

Un fjord en Grèce ? Forcément, cette info dénichée un peu par hasard dans un forum anglophone nous a poussé à reprendre la route par la côte, vers le nord de Monemvasia. Direction Gerakas (Ierakas), petite ville de pêcheurs renommée pour son cadre enchanteur et ses petites maisons flanquées sur des façades rocheuses escarpées et même, pour certaines d’entre elles, nichées sur des îlots accessibles uniquement par barque.

Avant d’arriver à destination, le parcours offre des panoramas oniriques, comme la vue sur le roc de Monemvasia, des troupeaux de brebis au repos dans une crique écrasée de soleil, mais encore une alcôve marine dont nous ne retiendrons pas le nom, mais qui semble accueillir quelques familles grecques au bord de ses eaux translucides.

Fjord de Ierakas, Grèce.
Le fjord de Ierakas, aperçu depuis les hauteurs de l'ancienne acropole. © Maison Pozzo di Borgo

Gerakas apparaît soudain face à nous, loin, avec ses formes typiques d’un fjord norvégien – à l’exception des montagnes scandinaves. Ici la mer s’est infiltrée profondément dans les terres, se frayant un chemin sinueux et créant des petits territoires encerclés d’eau. Nous descendons jusqu’à ce que les couleurs se nuancent. Etonnamment, elles passent du bleu azur à l’ocre, car la mer a conquis des sols terreux, et non plus sablonneux.

Au panneau « Gerakas Port », nous tournons pour rejoindre un chemin à fleur d’eau, qui circule tout autour du fjord et jusqu’à la pointe du port. Difficile de passer à deux véhicules, entre les maisons et les terrasses des cafés-restaurants. Nous atteignons le bout de la route ; un superbe voilier en bois a jeté l’ancre, près de la « piscine » naturelle aménagée par les locaux.

Nous restons à Gerakas jusqu’à 13h, le temps d’admirer les maisons dignes d’une carte postale, d’observer les bancs de poissons qui se glissent dans les eaux du port… Et enfin de nous arrêter à l’ombre des parasols de Botzi, un café-bar où l’on sert des orangeades et des limonades au gingembre faites maison. Près de nos tables, un pêcheur sort une belle dorade aussitôt jetée dans un seau déjà grouillant de poissons, notamment des petits mulets.

Chez Botzi, Monemvasia, Grèce.
La bonne idée : prendre une boisson fraîche chez Botzi. © Maison Pozzo di Borgo

J’ai laissé un moment mes proches à leurs discussions, pour tenter la marche (écrasante par 37°C !) à travers les dédales pentus du village. Mon but : l’ancienne acropole, et ses ruines endormies à près d’une centaine de mètres de hauteur. La courte randonnée – 15 minutes environ – m’amène dans un décor mythique, envahi par le maquis, les oliviers et les cigales.

Superbe vue ! Je m’arrête à flanc de falaise, près d’une voûte en partie effondrée, et m’offre une pause à peine reposante pour photographier le fjord sous toutes les coutures. Là, le calme est absolu. Gerakas révèle son plus beau visage, qu’une amie comparera plus tard à certains endroits de Majorque.

Mais un fjord, ici ! Ça ne se voit pas tous les jours.

Ange Pozzo di Borgo
Ange Pozzo di Borgo

Secrètement amoureux de Syracuse, originaire de l'Ile de Beauté, Ange a fondé plusieurs sites éditoriaux et e-commerce spécialisés dans les voyages et le patrimoine gastronomique méditerranéens.

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