Plage de cala luna en sardaigne, vue du ciel

Danser dans le sable à Cala Luna, une plage sauvage sur la côte Est de la Sardaigne

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Voir la plage de Cala Luna, c'est comme vivre son premier amour. Car on ne peut s'empêcher de tomber amoureux d'elle, cette perle rare qui brille sur le golfe d'Orosei, sur la côte Est de la Sardaigne. Cala Luna est nichée le long de la précieuse bande côtière de partie orientale de l'île, exactement à la frontière entre les municipalités de Dorgali et Baunei. Suivez-moi à la découverte de cette merveille.

Une plage sauvage façonnée par les phénomènes géologiques

Le tronçon qui délimite le territoire est une rivière qui naît dans les montagnes d'Urzulei, la Codula d'Ilùne, qui suite à un phénomène géologique a été partiellement engloutie dans le sous-sol, laissant comme trace de son passage un tortueux et profond canyon.

Ilùne traverse toujours un système ininterrompu de tunnels souterrains, communiquant avec d'autres rivières, jusqu'à atteindre une extension de soixante-dix kilomètres et donnant naissance au complexe géologique de Codula de Luna, le plus grand de toute l'Italie.

Des gouffres profonds et d'immenses gorges caractérisent le plateau qui s'étend le long du golfe, le "Supramonte marino" ; toute la côte est une succession incessante de grottes, de flèches rocheuses et de falaises surplombant la mer.

La grotte de la plage de cala luna en sardaigne
L'une des grottes de la plage de Cala Luna. Photo Michela Peddis.

Les grottes de Cala Luna attirent évidemment un grand nombre de visiteurs. Cinq énormes cavités donnent directement sur la plage, véritables abris naturels pour la faune et les nageurs, qui non seulement cherchent un rafraîchissement sous le soleil chaud de l'été, mais vont jusqu'au bout attirés par ces immenses bouches grandes ouvertes vers le ciel et vers la mer.

Le sable est si fin qu'il a inspiré la "Danse de Cala Luna"

Le sable fin de Cala Luna est parfois recouvert de minuscules cailloux et de cailloux colorés, de sorte que, pour ne pas ressentir de douleur, il est nécessaire de marcher avec une démarche légère et bondissante, comme les danseurs de ballet, mais d'une manière un peu plus comique et inexpérimentée.

Vue sur le sable blanc de Cala Luna
Vue aérienne sur le beau sable blanc de Cala Luna. Photo Michela Peddis.

Chose amusante, il existe vraiment une "Danse de Cala Luna" : une musique symphonique qui semble provenir directement des hauts sommets des Andes, un hommage à la Sardaigne créé par le groupe chilien Inti-Illimani, arrivé à Dorgali en 1975 et réfugiés politiques en Italie de 1973 à 1988.

https://youtu.be/lDnRJzbgK9o

Sur ces notes musicales, on peut presque ressentir l'écho des anciennes tribus nuragiques et des peuples autochtones, qui avaient en commun avec les Chiliens un lien étroit avec la nature, un fort sentiment d'appartenance et un engagement pour la défense de leur terre...

Cette liberté se ressent vraiment à Cala Luna, un joyau caché à l'homme par l'étreinte protectrice du Supramonte. Car Cala Luna n'est pas facile à atteindre ! C'est la raison pour laquelle sa beauté originelle et primitive est toujours intacte.

Pour accéder à Cala Luna, il faut bien marcher ou choisir la voie maritime

Oubliez la voiture ou le bus. Il faut marcher longtemps ou choisir d'y accéder par la mer. Beaucoup préfèrent la première voie, celle du chemin. Explorateurs, spéléologues, grimpeurs libres ou simples amateurs de trekking, qui avec un bagage essentiel et un réflexe en main, choisissent de vivre tout ce paysage et cette vitalité sauvage par la terre.

Cala Luna, accès par la mer
Vue des grottes de Cala Luna depuis la mer. Photo Michela Peddis.

L'accès à Cala Luna, par les chemins terrestres

Pour atteindre Cala Luna par la terre, justement, vous avez le choix entre le sentier Cala Fuili ou la descente sur les sentiers de Buchiarta, d'une durée d'environ deux ou trois heures.

Le premier grimpe la pente qui borde Cala Fuili - accessible en voiture depuis Cala Gonone, la principale station touristique de Dorgali - et coule parallèlement à la côte, entre petits aperçus et larges panoramas qui s'ouvrent soudainement sur la mer limpide du golfe.

C'est un voyage long et facile ; néanmoins il est essentiel de faire attention, de suivre les instructions, de porter des vêtements adaptés et d'apporter un bon approvisionnement en eau.

Le second est un chemin qui descend de l'arrière-pays, entre le Pinnetusu et les Cuiles, les vieilles nageoires et bergeries des bergers, les structures en pierre et en bois, les abris pour les humains et le bétail... jusqu'à traverser les pistes muletières, les routes imperméables que les brûleurs de charbon de bois parcouraient lorsque le charbon était utilisé comme marchandise.

Le chemin bifurque sur le lit asséché de Codula di Ilùne, cette fameuse rivière sacrée engloutie par la terre qui, pendant les mois les plus pluvieux, semble réapparaître, reprenant tout de suite la terre d'où elle avait été volée.

Avant de poursuivre sur les sentiers de Buchiarta, il est donc judicieux de s'assurer que les eaux ne sont pas pleines, en s'appuyant donc sur l'expérience et les indications d'un guide local.

La Codula d’Ilùne termine sa descente vers Cala Luna, traversant la plage et donnant naissance à un petit lac d’eau douce, où se reflète la haute paroi rocheuse qui le surplombe.

Ce mur qui s'étend au-dessus de la mer est connu sous le nom de "Scoglio di Luna". Une destination populaire pour les grimpeurs qui veulent défier ses 115 mètres de hauteur.

Prendre le bateau pour rejoindre la plage

Protégé du vent et à l'ombre de Scoglio di Luna, il y a une petite jetée : c'est le point d'amarrage pour les bateaux à la disposition des touristes qui choisissent d'arriver à Cala Luna par la mer. Si vous préférez cette option, de Cala Gonone di Dorgali, d'Arbatax di Tortolì, de Santa Maria Navarrese di Baunei et de La Caletta di Siniscola, des mini-croisières partent le long du golfe d'Orosei et jusqu'à Cala Luna.

Atterrir à Cala luna, c'est comme marcher sur une île déserte : tout lien avec la civilisation et la technologie modernes disparaît ; elle frappe les regards par son aspect sauvage. Belle aventure en perspective...

Michela Peddis

Originaire de Sardaigne, Michela partage la passion pour son île à près de 15 000 abonnés sur son compte Instagram. Elle nous invite à découvrir les trésors de Sardaigne avec ses photo-reportages envahis d'un bleu azur.

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fleuve de l'alcantara
Nuraghe de Santu Antine, Sardaigne.
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