giovanni cerruto ceramiste sicilien

A l’atelier Cerruto, la céramique sicilienne révèle toute sa symbolique et ses nuances

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En arrivant en Sicile, j’ai découvert que la céramique servait aussi une multitude de symboles. Ici, il y en a partout. Des soleils, des pignes de pin, des figues de barbarie, des têtes de maures : il y en a pour tous les goûts, et toutes les modes. 

Etant moi-même une fille du Sud, je sais à quel point peuvent plaire ces délicats objets à l’élégance naturelle très attirante. On y perçoit le soleil, la chaleur et le plaisir d’une maison bien décorée aux senteurs printanières ou estivales. Mais laissez-moi vous parler des particularités de la céramique sicilienne, et de ma rencontre avec Mattia et Giovanni, artisans céramistes de père en fils à Modica.

L'essor de la céramique sicilienne

Depuis la nuit des temps, suite à l’observation du durcissement de la terre battue passée au feu, des artisans pratiquent cette tradition antique qui apparaît en Orient pour se diffuser au Moyen-Orient et en Turquie, jusqu’à arriver en Espagne, au Portugal et en Italie.

Sous domination Arabe, la Sicile connaît une impulsion de l’art de la céramique grâce à l’introduction de la technique du vitrage, consistant à appliquer une substance sur l’objet qui se vitrifie lors de la cuisson. Les siciliens y ajoutent de la couleur tout en permettant l’imperméabilisation du récipient.

une céramique sicilienne atelier cerruto
Une céramique colorée conçue dans un atelier sicilien de Modica. © Céline Alcala

Les villes de production les plus connues en Italie sont Faenza (d’où la faïence tire son nom) et Imola. Plus particulièrement en Sicile, Sciacca, Santo Stefano di Camastra et, bien sûr, Caltagirone qui a connu un boom de production : amphores, vases en forme de chouette, plats, pignes, artichauts verts, carreaux décoratifs… Et j'en passe.

Une qualité exceptionnelle et des couleurs éclatantes

Bien que les céramiques, majoliques, mosaïques et faïences ne présentent pas de grandes différences dans le processus de fabrication outre les matériaux utilisés, la qualité sicilienne est garantie par une sélection rigoureuse des meilleures argiles. Celles-ci sont raffinées pour éliminer les pierres et les impuretés.

L’élégance ensuite apportée par la couleur finit de positionner les Siciliens comme des maîtres en la matière. Leur bleu cendré, profond, leur jaune ensoleillé, leur doux violet, les motifs artistiques et symboliques, les décors en reliefs sont, dès l’époque baroque du 18ème siècle, des éléments incontournables de la céramique polychrome sicilienne.

les couleurs de la céramique sicilienne
Une multitude de couleurs typiques de la céramique sicilienne. © Céline Alcala

Moins monotone et plus appréciable que les pièces métalliques existantes jusqu’alors, cette tendance s’installe chez les nobles et dans les salons les plus importants ; certains objets comme les lampes à huile viennent alors décorer les habitations plus modestes.

Quelle est la particularité de la vraie céramique sicilienne ?

Qu’entendons-nous par “céramique sicilienne” ? Souvent on pense aux pignes de pins ou aux fameuses Têtes de Maures (testa di moro), mais beaucoup font référence aux majoliques, aux faïences folkloriques typiques de la décoration murale sicilienne. Vous savez, ces petits carreaux aux formes géométriques superposées et très colorés ! 

Alors il est important de faire la différence entre l’appellation “céramique sicilienne” qui englobe le style plus que le savoir-faire, et l’appellation “céramique de Caltagirone” qui est plus appropriée si on veut mettre l'accent sur la qualité artisanale du produit, bien que celle-ci soit également reprise dans d’autres villes que Caltagirone.

La céramique sicilienne comporte un vaste choix de formes, de couleurs et de processus de fabrication tandis que la “céramique de Caltagirone” sous-entend que l’objet a été réalisé selon une tradition artisanale bien précise, pratiquée depuis des millénaires sur cette île du soleil. On pourrait dire en somme que la céramique de Caltagirone est une des formes du style de céramique sicilienne, sinon la principale.

A la rencontre d'une famille de céramistes siciliens

Que pensez-vous de partir à la rencontre d’une famille de céramistes, à Modica, à l’atelier Cerruto (Corso Umberto 177), afin d’en apprendre plus sur ces fascinants objets qui habillent encore aujourd’hui nos foyers et notre quotidien ?

mattia et giovanni cerruto, céramistes à modica
Père et fils innovent dans leur atelier de Modica. © Michela Peddis

Mattia, quel bel atelier... Je me sens déjà l'âme une grande céramiste. Avant de nous expliquer les étapes de réalisation d’un objet en céramique, peux-tu nous en dire plus sur votre tradition familiale ?

Mattia - En réalité l’atelier est un peu désordonné ! Que voulez-vous, c’est ça la vie d’artiste. Je suis pour ainsi dire “né dans la céramique”, ayant grandi dans l’atelier de mon père, Giovanni.

Notre famille n’a pas d’origine de céramistes. Tout a débuté avec mon père, qui a sans doute senti l’appel de ses gènes ancestraux siciliens et l’a tout simplement suivi. Il a eu le courage, très jeune, de partir pour le Nord, pour des études d’architecture car il fallait bien choisir un métier qui pouvait “rapporter”.

C’est là-bas qu’il découvre la sculpture et la céramique qui devient très vite sa plus grande passion. Il réalise alors qu’il peut effectuer un métier qui lui apportera également le plaisir et la satisfaction de sa passion, “pour ne pas travailler un seul jour” comme on dit.

Il a suivi l’instinct de l’âme plutôt que la sécurité financière et nous a transmis, à moi-même mais aussi à ma mère et ma sœur qui sont partie intégrante et essentielle de notre entreprise, cette sensation de se sentir utile et en plénitude avec ses envies tout en travaillant. Car grâce à cette sensation tu peux traverser avec plus de conviction les épreuves que la vie met sur ton chemin.

artisan céramiste sicile
Giovanni détaille les motifs de ses plus belles céramiques. © Céline Alcala

Giovanni - Mon fils a une vision différente de la mienne sur notre activité ! Ses mots me font honneur mais j’ai aussi été chanceux.

J’ai rencontré les bonnes personnes, notamment l’enseignante Wanda Boletti qui m’a transmis “l’inspiration”, une sorte de muse. Son empathie, ses encouragements ont fait d’elle mon mentor éducatif.

En 1985, il y a eu un boom international de la céramique, notamment à Faenza et Imola où je me trouvais et où se rencontraient les nationalités du monde entier. Il existe beaucoup de techniques bien définies, nous les verrons ensemble, mais elles ne doivent pas devenir des limites à la création et à l’innovation, à l’adaptation des genres et des générations au fil de la vie et du temps... Autrement l’art s’éteint et la production intensive prend le dessus.

J’enseigne au Lycée Artistique de Comiso ; on oriente les jeunes vers des métiers rentables comme géomètre ou architecte, oubliant parfois de transmettre la simple beauté de la vie et de ce que nous offre notre planète. De la terre, de l’eau, du feu et naît alors la passion de les unir en un objet unique.

Mattia - Une fois l’objet enfourné, on ne sait jamais avec certitude ce qui peut se passer, si l’objet n’aura pas quelques fissures à l’ouverture ou autre. C’est toujours une surprise, on attend toujours avec angoisse, c’est intense. Cela n’a rien à voir avec la technique ou la connaissance. Tant d’éléments sont à prendre en considération... Mais sans l’âme de l’artiste, il manque l’essentiel. 

Giovanni - C’est le conflit que je vis depuis toujours. La société ne laissant pas énormément de place aux productions artisanales, j’ai parfois l’impression d’être dans un rôle conditionné par les aspects productifs et économiques qui m'effraient car ils bloquent mon âme d’artiste, de créateur.

Mon fils absorbe ces éléments avec plus de facilité, sa génération ayant plus de possibilités et de moyens technologiques qu’à mon époque et j’essaie d’en prendre exemple. Il a toute ma confiance et je le laisse créer sa propre combination pour faire perpétuer et développer l’entreprise familiale. J'en suis très fier.

Mattia - Nous n’avons pas de descendance de céramistes, mais nous avons les techniques du passé, les compétences et les moyens du présent, pour créer un futur unique. C’est ce que j’appelle l’Innovation Cerruto.

Et j’ai bien l’intention d’élargir notre atelier et notre clientèle et proposer, à terme, des workshops et ateliers créatifs afin d’inciter ma génération à suivre ses passions avec foi sans ,se restreindre sous prétexte que l’art traditionnel en question n’est pas générationnel.

Nous pouvons recréer ces héritages si nous le sentons au fond de nous. Je dirais même que c’est une responsabilité, celle qui m’a fait renoncer à une vie plus simple et reposante en Australie pour retourner ici soutenir mon père et lui restituer ce qu’il m’a enseigné.

Les mots du père et du fils me fascinent. Je comprends maintenant pourquoi je me suis sentie attirée vers eux plutôt que vers des artisans de Caltagirone, trop souvent conditionnés aujourd’hui, hélas, par l’économie productive et touristique plus que par le savoir-faire et la transmission de traditions ancestrales. J’essaie alors de deviner les étapes de fabrication d’un objet en céramique...

dessin céramique sicilienne
Parmi les talents des céramistes, le dessin prend une place importante. © Céline Alcala

Par quoi commençons-nous ? Laissez-moi deviner ce que nous allons réaliser ! Une pigne de pin ?

Giovanni - Notre laboratoire est équipé pour effectuer le cycle complet d’une création en céramique, de l’argile plastique jusqu’à l’objet fini, grâce à l’action consolidatrice du feu. Tu vas pouvoir observer toutes les étapes. Mais avant tu dois savoir que les céramiques Cerruto ne reprennent pas les “classiques” symboles de céramique sicilienne !

Mattia - Les symboles sont devenus des modes. Puis ils sont devenus une curiosité pour les touristes. Les vases, les têtes de Maures, les pignes de pin, toutes ces figures portent une histoire en elles et une signification spécifique mais au fil du temps, elles sont comme dénaturées et ne transmettent plus la particularité sicilienne aussi fortement que par le passé. 

Giovanni - Le sujet soulevé par mon fils nous a amené à redonner du sens à notre activité artisanale. Nous souhaitons donner une nouvelle vie aux traditions. De nouvelles formes, de nouvelles couleurs, plus contemporaines, pour continuer à transmettre l’art de la céramique de qualité et l’élégance qu’elle offre.

Nos créations racontent des fragments de l’histoire, de la nature, du paysage, de la passion, des traditions méditerranéennes, du caractère sicilien raffiné, grâce à la rencontre constante de la matière et de la couleur. Il est important pour nous de perpétuer cette particularité de la céramique sicilienne, créer de nouveaux symboles avec de nouveaux messages, adaptés au goût du jour. 

objets en céramique sicilienne
Les céramiques de Mattia et Giovanni à l'état brut. © Céline Alcala

Alors que j’observe la petite montgolfière exhibée devant moi, les mots de mon interlocuteur s'envolent vers les générations passées et je ressens comme une grande approbation… Lentement, Giovanni attrape un paquet d’argile et commence ces explications.

Giovanni - Il existe différents types d’argile (blanc, rouge, chamotté, grès) à utiliser selon l’objectif final à atteindre. 

Il y a aussi différentes techniques de façonnage afin de donner une certaine forme à l’argile : le colombin qui consiste à la superposition de “boudins” de pâte et le tornio lorsqu’on modèle l’argile alors qu’elle tourne sur le plateau, sont les plus antiques techniques.

Il y a aussi le façonnage à plaques d’argile d’épaisseur homogène prédécoupées avec un fil spécifique et à collage pour assembler les pièces obtenues entre elles. Le modelage quant à lui qui consiste en un bloc d’argile que l’on déforme ou creuse à la main et le moule en plâtre qui accueille l’argile pour le remodeler dans la forme préétablie du moule, lui-même réutilisable. 

Mattia - Prends ce moule avec la forme de l'Arbre de Vie, utilise le fil pour découper un morceau d’argile que l’on va aplatir sur l’établi avant de le positionner dans le moule. Attrape le morceau et frappe fort pour l’assouplir ! Ça détend n’est-ce pas ?

Maintenant enfonce-le bien dans le moule en tapant dessus avec tes mains pour qu’elle prenne bien la forme. Attrape un bout d’argile et tapote la pâte dans le moule pour l’aider à sortir délicatement, un peu comme une ventouse. On va attendre que la pâte sèche, qu’elle durcisse un peu. Elle sera alors dans sa forme la plus fragile, on ne pourra plus la déformer.

En séchant, l’eau s’évapore et dissémine les sels calcaires dans l’objet, c’est l’effet poreux. Il faudra le polir afin qu’il soit prêt à accueillir le vernis et à l’absorber correctement. Alors on pourra le passer au four. 

Alors que je le suis pour me laver les mains afin de ne pas entacher l'œuvre en cours, je ressens un calme et une sérénité soudaine ; je suis connectée à mes sens et plus particulièrement à celui du toucher que l’on oublie bien souvent. Cette lenteur et précision dans les mouvements, cette patience que demande la création est très satisfaisante, exceptionnelle… Cet état devrait être une normalité et non une exception comme le dit Giovanni.  

trempage céramique sicilienne
La phase de trempage commence. © Céline Alcala

Que fais-tu avec ce seau et ce liquide Giovanni ?

Giovanni - Je prépare l’étape suivante. La phase de trempage.

Une fois l’objet modelé, nous allons le décorer ! Il existe différentes techniques : par pulvérisation, par aspersion, et par immersion. On choisit le vernis, la cristalline et les couleurs plus adaptés au résultat recherché par rapport à la forme et à la coloration et on positionne l’objet dans le four.

On peut aussi effectuer une dernière cuisson après avoir appliqué de l’or pur, du platine ou des lustrants métalliques si on le souhaite.

Dans le cas présent, nous prenons une petite montgolfière déjà sèche et nous allons l'immerger dans ce seau qui contient le vernis souhaité afin de lui donner un effet plus lumineux et lisse au toucher.  Regarde, si tu passes ton doigt dessus dans son état actuel tu te tâches les doigts, l’effet est plus poudreux au toucher, plus naturel aussi !

Mattia - Les couleurs, en poudre, sont issues de pierres minérales calcinées. On y ajoute un vetro ou un fondant, une sorte de vernis qui se mélange et facilite l’absorption de la couleur. Comme un voile de verre transparent qui crée une fusion totale entre les matières naturelles. Il existe donc des vernis transparents colorés et couleurs couvrantes.

Regarde sous la montgolfière : tu remarques que nous y avons inclus une petite surélévation ? Ce petit creux, comme un petit pied juste là, c’est le “piedino”. Il permet d’éviter que la base de l’objet se casse au contact de la chaleur une fois dans le four.

Alors qu’il me passe les pinces adaptées à la forme de l’objet afin de l’attraper et de le tremper délicatement dans le seau, j’entends le son produit par le mélange vigoureux de Giovanni, comme si on se trouvait sur une petite barque prêts à découvrir des expériences jusqu’alors inconnues.

Je suis ravie qu’ils aient choisi de me montrer cette étape plutôt que la pulvérisation ou l’aspersion, j’ai l’impression d’être plus en contact avec l’élément ! Je ressors mon objet bien tenu dans les pinces et le dépose directement sur la base afin de le passer au four pour le fixage final.

Mais comment faîtes-vous pour les représentations et les dessins que l’on voit comme ce magnifique support avec les cartes de jeu siciliennes ?

Giovanni - Nous utilisons la technique de Michel-Ange. Une sorte de chalcographie qui transfère le dessin sur le support ; et on repasse les lignes afin d’obtenir une reproduction de l’image initiale la plus authentique possible. Regarde celle-ci par exemple. Pose ce calque sur l’objet et frotte-la. Tu peux maintenant repasser le dessin avec le pinceau et le peindre. C’est un travail très minutieux. 

motifs et couleurs de la céramique sicilienne
Les formes et les couleurs sont sans limite dans l'atelier Cerruto. © Céline Alcala

Mattia - Pour les bandes de couleurs qui entourent la montgolfière, nous avons déposé l’objet sur le plateau tournant et positionné le pinceau en un point. Tu ajustes la hauteur de ta main, tu poses le pinceau sur l’objet et tu ne bouges plus. C’est le plateau en tournant qui va te permettre de dessiner la bande sur le pourtour de l’objet.

Il nous arrive aussi de procéder à quelques réajustements artistiques lorsque le vernis se craquèle à la sortie du four… S’il est trop dur, il ne se dilate pas dans l’objet, il se bloque et explose, se brisant en certains endroits. Alors on en tire un effet décoratif en le salissant avec une couleur similaire pour lui donner un effet de vieillissement naturel par exemple.

Giovanni - Chaque artiste testera différentes techniques avant de trouver celle qui lui convient le mieux, idem pour les couleurs. D’ailleurs parfois les couleurs sont inutiles lorsqu’on souhaite un effet naturel.

Toque sur ce plat central, entends-tu cet écho, cette résonance ? Cela signifie qu’il n’est pas vernis. Et qu’il n’est pas fissuré non plus ! Car parfois les fissures peuvent être invisibles. Seul ce test sonore te permet de les identifier. Ce sont ces petits détails qui font la qualité de l’art de la céramique.

Il peut être difficile de conquérir une clientèle intéressée par l’artisanat authentique plutôt que par la symbolique. Tu vois une pigne de pin en céramique, certes. Mais sais-tu si l'œuvre porte en elle la qualité et la tradition sicilienne ? Vois-tu au-delà de l’illusion ? C’est pour cela que nous avons choisi de nouveaux symboles plus exclusifs comme notre Dôme de Saint Georges ou nos Caretti.

La Sicile ne manque pas de nouvelles sources d'inspiration qui méritent aussi d’être mises à l’honneur. 

Son regard se perd sur ses anciennes œuvres et je le vois emporté par le nombre de créations réalisées au fil de toutes ces années, par les heures passées à façonner, modeler, vernir, colorer, dessiner… Par ces assemblages de matières présentées au feu en espérant qu’il les lui restitue intacts, comme si ses objets passaient un test entre les flammes afin d’être approuvés pour une existence intemporelle. 

Je comprends qu’il y met toute son âme, ses mains, ses sens, son imagination et son affection, rendant ainsi chaque objet réellement “personnalisé”. 

Avant de partir, il m’offre ce petit hibou qui me plaisait tant. Un cadeau sur lequel le vent, le froid et le temps n'auront aucune emprise. Un assemblage de beauté de la matière, de la nature, de la terre aux cieux. Je comprends alors la signification de leur montgolfière, une innovante et symbolique expérience des éléments naturels, en souvenir des Dieux du passé.

Céline Alcala
Céline Alcala

Expatriée en Sicile, Céline vous raconte la terre qui a conquis son cœur au travers de son blog « Céline en Sicile ». Retrouvez l’authentique vie sicilienne en direct sur son compte Instagram.

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